Une restructuration douloureuse à l’OMS à Genève
La fin de la contribution américaine au financement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce une période de bouleversements importants pour la représentation genevoise de l’agence onusienne. Selon Sylvie Briand, cheffe scientifique de l’OMS, cette cessation de financement, qui représentait environ 18% du budget total, crée un trou financier considérable et marque une étape irréversible. En réponse, un vaste plan de restructuration est en cours, impliquant le départ de 600 employés sur un total de 2800 à Genève.
Les employés concernés, pour certains considérés comme ayant un poste à vie, n’ont que deux mois pour quitter la Suisse une fois leur contrat arrêté. Pour atténuer ce choc, des regroupements d’activités ont été proposés dans des bureaux moins chers, notamment à Berlin ou à Lyon. Malgré ces mesures, la responsable souligne que Genève ne perdra pas son rôle central dans le système onusien. La ville continue de bénéficier d’une concentration unique d’agences et de partenaires, renforçant son attractivité dans le secteur de la santé mondiale.

