Une mobilisation importante en Suisse romande
La région romande a connu une mobilisation significative des maçons ce mardi, lors d’une journée de grève et de manifestation. Selon le média Le Temps, environ 2000 personnes ont convergé vers la Maison du Peuple à La Chaux-de-Fonds, avant d’organiser une manifestation dans les rues de la ville. Parallèlement, 250 maçons se sont rassemblés dans différentes localités du canton de Fribourg, témoignant d’un rejet unanime à l’encontre des conditions de travail actuelles, comme l’indique François Clément d’Unia Fribourg.
Ces actions décentralisées permettront aux maçons romands de se retrouver mardi prochain à Lausanne pour une manifestation commune. Lors de précédentes mobilisations en 2022, jusqu’à 7 000 travailleurs s’étaient déjà mobilisés dans la capitale vaudoise, illustrant une fois de plus l’importance de ce mouvement social dans le secteur du bâtiment.
Les revendications des syndicats face à la position des employeurs
Les syndicats, notamment Unia, réclament des conditions de travail plus favorables, avec notamment des horaires plus courts et mieux adaptés à la vie familiale. Ces revendications interviennent dans un contexte où la Convention collective de travail (CCT) actuelle arrive à expiration en fin d’année. Les négociations, entamées il y a plusieurs mois, n’ont jusqu’à présent pas permis de parvenir à un accord. La fédération des employeurs, la Société suisse des entrepreneurs (SSE), déplore ces actions, estimant qu’elles brisent la paix sociale et ralentissent le processus de négociation. Le Groupe vaudois des entreprises de maçonnerie et de génie civil accuse certains syndicats d’instrumentaliser les travailleurs et deplore des gesticulations qui compliquent la résolution du conflit.
Pour l’heure, le secteur maintient que des compromis sont possibles, mais insiste sur la nécessité de respecter le cadre flexible et les horaires existants, notamment l’éventualité de travail le samedi, perçue comme exceptionnelle par la SSE. La situation reste tendue alors que la convention collective actuelle va expirer à la fin de l’année, avec des négociations qui piétinent malgré la pression croissante des travailleurs en grève.

